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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 16:28

Les Larves
:

   La diapause larvaire chez Camponotus ligniperdus est inévitable pour les larves issues des derniers œufs pondus par la reine en début d’été. C'est une condition indispensable qui va leur permettre de résister au mieux aux basses températures hivernale.  Elle s'opère aussi en captivité même si les températures sont plus clémentes. Cette diapause est donc essentielle pour cette espèce. Elle est conditionnée par une horloge interne. 

Sur nos colonies d'élevages, cette diapause commence plus tôt dans l’année (juillet/août), qu'en milieu naturel. Elle est toujours liée aux contraintes que nous leur imposons en captivité. Les colonies étant « sorties » plus précocement que dans la nature (entre février et avril en élevage, plutôt entre fin mai et juillet in situ), elles commenceront donc à ralentir leur développement plus tôt dans ces conditions (décalage du cycle de développement). D’après mes quelques observations les ouvrières iront même jusqu’à éloigner le couvain, pour le plus grand nombre, de la source de chaleur, une partie cependant ira jusqu’au développement complet.

Les larves généralement stoppent leur croissance au stade II, mais pour un petit pourcentage d’entre-elles le développement peut se poursuivre (stade III et IV)*, sans pour autant que les températures fraîches ne leur soient vraisemblablement fatal durant les basses température. Durant cette période les larves ne sont à priori plus nourries ou très peu, par les ouvrières. Leur développement cesse totalement, elles prennent alors une couleur jaunâtre que l’on ne retrouve pas en période estivale. A noter aussi, l'aspect quelque peu rachitique de l'ensemble du couvain. Les larves forment des agrégations durant cette même période.


                  * Différences de tailles chez les larves à noter ci-dessous.

Diapause larvaire chez Camponotus ligniperdus

Diapause larvaire chez Camponotus ligniperdus

Diapause larvaire chez Camponotus ligniperdus


La reine :

 

   La reine a un cycle saisonnier de ponte qui commence plusieurs jours après la montée des températures au printemps. Ce laps de temps où elle recommence à pondre, est court, puisqu’il cessera après moins d’une centaine de jours d’activité. Ce cycle d’après mes observations est relativement régulier au cours des années et au terme de celui-ci l’appareil reproducteur de la reine cessera de fonctionner jusqu’à l’année suivante. Les températures ambiantes permettent à la reine d’ajuster le cycle de ponte sur l’année mais quoi qu’il en soit des conditions dans laquelle la colonie se trouve, la colonie passera obligatoirement par une diapause. Priver la colonie d’une vraie période de froid n’est certainement pas conseillé chez cette espèce, le repos ovarien est indispensable pour la gyne, de façon à recommencer à nouveau dans les meilleures conditions un nouveau cycle de ponte.


Les ouvrières :


   Les ouvrières aussi subissent une diapause, une dormance hivernale. Lorsque les larves arrêtent leur développement à la fin de l’été les ouvrières ne sont plus sollicitées par ces dernières et commencent à diminuer leurs activités et réduire également tout fourragement extérieur délaissant les apports protéiniques (insectes) mais continuant de s’alimenter avec des liquides sucrés. Elles forment alors désormais  des agrégats au sein du nid, de façon à économiser le plus possible leurs dépenses énergétiques. Les ouvrières et la reine sont directement affectées par les basses températures et leurs mouvements deviennent lents et irréguliers. En captivité à environ 10°, quelques ouvrières peuvent être observées dans l’aire de récolte, mais elles sont très peu comparées aux périodes de pleine activité. Entre 0 et 5° les ouvrières sont globalement toutes dans le nid, figées, immobiles, léthargiques et curieusement peuvent être complètement éparses dans ces conditions !

 

 - D’après les notes que j’ai pu tirer de mes quelques observations une petite formule pourrait être appliquée…


==> Date de sortie de diapause + 
±15 jours +  ±104 jours = préparation à la nouvelle diapause

 

Camponotus ligniperdus nature hiver forêt

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Published by Chris. - dans Diapause
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  • : Camponotus ligniperdus (Latreille, 1802) - Fourmi Camponotus ligniperda
  • : Décrit l’espèce de fourmi Camponotus ligniperdus dans son environnement naturel ainsi que des données issues du suivi d’une colonie en captivité avec photos pour imager.
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