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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 12:03

Nombre de jours ou la présence d’œufs est observée dans la colonie* :

 

....................... 1er œuf pondu ................ Plus d’œuf présent

Année 2006... de ... 29/03/06 ......... à ......... 15/07/06 ................... soit une période de 108 jours

Année 2007... de ... 11/03/07 ......... à ......... 20/06/07 ................... soit une période de 101 jours

Année 2008... de ... 25/02/08 ......... à ......... 01/06/08 ................... soit une période de 96 jours

Année 2009... de ... 04/04/09 ......... à ......... 24/07/09 ................... soit une période de 111 jours

Année 2010... de ... 05/04/10 ......... à ......... 12/07/10 ................... soit une période de 98 jours


  La moyenne est de 104 jours ou la présence d’œufs est constaté sur une année de développement. Ce dernier chez cette espèce est cyclique et est contrôlé par son horloge interne accompagnée par des signes environnementaux.

  Cette espèce est une espèce dite endogène-hétérodynamique (les cycles saisonniers et les formes de dormance chez les fourmis hyménoptères, Formicidae Vladilen E. Kipyakov).

  Les températures externes et la photopériode (le climat) dans la nature ajuste la période de développement sur l’année, ici, sur une colonie captive, elle est tirée de « son repos » par une augmentation lente de la température et quelques jours à des températures plus clémentes suffiront pour remettre « le sablier » en route. Les larves seront à nouveaux nourries et d’après mes constatations les œufs sont toujours pondus entre 4 et 12 jours avant que les larves à couvée lente (couvain hivernant) en fin de cycle ne tissent leur cocon.

  Sur les observations faites de la colonie la période ou les œufs sont présents sur une année reste assez régulière d’une année sur l’autre et ce même en chauffant plus ou moins. De fait, la baisse de l’effectif observée en 2009 serait liée à une température en deçà d’une température favorable à un bon développement chez cette espèce qui aurait eu pour conséquence un nombre de générations limité dans l'année, à vérifier...

   L’arrêt de la ponte se fait tôt en captivité, vers juin/juillet, la sortie précoce de diapause de la colonie en est la cause, de fait le développement se termine plus tôt ici que ce qui est constaté dans la nature. Nous décalons donc cette période ce qui n'est certainement pas une bonne chose pour son bon développement à long terme.


Présence d'oeufs observée chez Camponotus ligniperdus  

        Ponte d'un oeuf par la reine C. ligniperdus. L'oeuf sera réceptionné par l'ouvrière est emporté vers la "grappe" déjà existante.

 

Ponte de la reine Camponotus ligniperdus

 


Ouvriere-Camponotus-ligniperdus-copie-1.jpg
* L'année de fondation de la reine (2005) n'est pas pris en compte.

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:27

  Le graphique ci-dessous représente l’évolution de l’effectif d’une colonie de Camponotus ligniperdus captive mais aussi la mortalité recensée chez les ouvrières sur ces 4 dernières années.

L'année de fondation de la reine le nombre d'ouvrières de première génération varie de 1 à 10 plus généralement de 3 à 7 ouvrières.


  Le nombre d’ouvrières mortes sur l’année 2009 a été très important, le chiffre est de 282 décès d'après les comptes que j'ai pu faire grace au suivi de cette colonie et en nettoyant les aires de récoltes rattachées au nid mais la courbe reflèterait une évolution "normale".

 

    #Erreur#

 

  En début d'année 2007 de grosses larves ont fait les frais des mandibules des ouvrières.

  2008 à vu aussi un nombre de nymphes encore blanches (non colorées) dévorées sans ménagement, chiffre qui se monte à une bonne trentaine pour celles que j’ai pu comptabiliser tout au moins ; ce chiffre n'est pas répertorié dans l’évolution graphique.

  Je pense qu’il s’agit ici d’un cannibalisme tout à fait normal pour l’espèce, observable chez d’autres taxons par ailleurs… à moins qu’il ne s’agisse « en partie au moins » d’un résultat de la captivité ou d'un couvain non viable. Ce cannibalisme s’est vu observer aussi sur l’année 2009 mais avec moins d’importance que 2008 d’après mes constations. Cette diminution serait peut-être le fruit d’un apport en vitamines et minéraux apportés en 2008 dans l’alimentation de la colonie pour essayer de réfréner ce problème observer à l’époque…. ; néanmoins un "pic" dans cette destruction du couvain se voit chaque année en sortie de diapause : les larves les plus "grosses" du lot, nourries au préalables, sont détruites par les ouvrières !

  Là ou le bas blesse concerne les naissances qui ont chuté significativement en 2009. Cette année le chauffage a été moins soutenu que les années précédentes (volontaire) et devait me permettre d'observer les effets sur la durée de développement saisonnière de la colonie - allongement ou non de cette durée -  et en est très certainement la cause direct...

  L’espèce, pour les reines d’altitudes tout du moins, est caractérisée par une durée du développement courte est une diapause longue sur une année. Ce qui est le point négatif dans l'élevage chez cette espèce. Il faut beaucoup de patience !!


         - cannibalisme

 

 


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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 08:40




Les données ci dessous sont le fruit d’une observation personnelle sur
des ouvrières d’une colonie d’élevage de moins de 5 ans. Elles reposent sur un suivi (moyenne) des décès constatés sur les ouvrières de première et générations suivantes.

 

Précision importante :

 - Les durées de vie comprennent une période hivernale avec basses températures de plusieurs mois (période de froid) imposée aux ouvrières.

 - La caste d’ouvrière est composée de sous castes ou l’on peut observer des ouvrières dites « minor », « média » et « major ». Les durées de vie diffèrent peut-être de l’une à l’autre. La distinction n’est pas faite ici.

 - Il en saurait être aussi autrement sur des ouvrières d’une colonie prospérant en milieu naturel les ouvrières âgées étant sous le coup de la prédation de nombreux animaux ainsi qu'une alimentation différente.


==> Durée de vie moyenne d’une ouvrière dite de première génération : 10 à 14 mois.

==> Durée de vie moyenne d’une ouvrière de génération suivante : 24 mois et plus (2 ans).



 

 

 

Ouvrière Camponotus ligniperdus :

 

Ouvrière Camponotus ligniperdus

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 16:59

       Reine en tube.


Voici les résultats de la durée du développement du couvain de première génération pour Camponotus ligniperdus obtenu et observé
en captivité.
Ces données sont basées sur deux gynes qui ont évolué ensemble dans les même conditions ( les reines n’ont pas été nourries pendant tout le développement ).

Ces deux gynes ont été placées dans des tubes de 16*160 mm avec réserve d’eau et « fermés » chacun par du coton.

Date de capture: Le 30/05/05 à 18h00 en Ardèche ; altitude : environ 900 mètres
Date première ponte : le 04/06/05 soit 4 jours après la capture

Durée d'incubation de l’œuf : 22 jours. Température moyenne : 23.5°C Mini : 21 Maxi : 25
Durée du stade larvaire : 12 jours. Température moyenne : 24°C Mini : 21 Maxi : 27
Durée du stade nymphale : 20-21 jours. Température moyenne : 27°C Mini : 23 Maxi : 30

 

Arrêt de la ponte le 10/06 soit 6 jours après la ponte du premier oeuf ( ponte scandée par des vagues ), à ce moment là elle aura pondu une quinzaine d'oeufs.
Reprise de la ponte 10 jours ( moyenne ) après la confection du premier cocon, pour les deux gynes. ( soit une reprise de la ponte environ 38 jours après le premier œuf pondu ).

 A la fin de l'année en cours -année de fondation de la reine donc- dans la plus grande majorité des cas c'est moins d'une dizaine d'ouvrières qui auront vu le jour.

Le développement de l’œuf jusqu’à l’imago : 54 jours ( pour une température totale moyenne de 25°C )

Ces résultats ne sont bien entendu pas exhaustif puisque certains facteurs et notamment la température jouent ou peuvent jouer un rôle important sur cette évolution !

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  • : Camponotus ligniperdus (Latreille, 1802) - Fourmi Camponotus ligniperda
  • : Décrit l’espèce de fourmi Camponotus ligniperdus dans son environnement naturel ainsi que des données issues du suivi d’une colonie en captivité avec photos pour imager.
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